La maison

Une ancienne blanchisserie, gardée telle quelle.

Les murs sont en pierre calcaire, le sol en tomettes usées, la charpente apparente. Nous n’avons rien caché derrière du plâtre : ce qui tenait a été conservé, ce qui fuyait a été refait.

La salle du bassin, murs de pierre claire et lumière rasante venue d’une fente haute. La salle du bassin occupe l’ancien séchoir. Le sol descend de quatre centimètres vers la grille centrale.
Le lieu

Peu de matières, et toutes mates.

Pierre, chaux, chêne, lin, terre cuite. Aucune surface brillante, aucun miroir dans la zone humide, aucune musique diffusée dans les couloirs. Le seul bruit constant est celui de l’eau qui déborde du bassin vers la rigole : il est régulier, on finit par ne plus l’entendre, et c’est exactement le but.

L’éclairage est indirect partout. Dans les cabines, il descend à un niveau très bas pendant le soin ; on peut demander plus de lumière, personne ne trouvera cela étrange. Les vestiaires, eux, sont éclairés normalement, parce que se rhabiller dans la pénombre n’a rien d’agréable.

L’eau

Chauffée lentement, filtrée en continu.

Le bassin fait onze mètres cubes. L’eau y tourne en circuit fermé, passe par un filtre à sable et un traitement à l’ozone, puis revient par le fond. Elle est tenue à trente-cinq degrés, testée le matin et en milieu d’après-midi, et le relevé du jour est affiché près de la douche.

Le hammam, lui, monte à quarante-cinq degrés avec une hygrométrie proche de la saturation. Il est vidé de sa vapeur et rincé chaque soir après la fermeture. Le sol y est chaud, la banquette du haut plus chaude encore : pour un premier passage, il vaut mieux s’asseoir en bas.

L’eau chaude ne soigne rien. Elle donne seulement au corps une raison de s’arrêter.Note affichée dans le couloir


Avant d’entrer

Douche obligatoire, maillot obligatoire, pas de crème ni d’huile sur la peau. Ce sont des règles d’hygiène de bassin, pas des principes : elles permettent de moins traiter l’eau.

Ce que nous refusons

Nous n’accueillons pas d’enterrement de vie de jeune fille, pas de groupe de plus de six personnes, pas d’appareil photo. La zone humide reste silencieuse ; c’est la condition pour qu’elle serve à quelque chose.

Les praticiennes

Trois personnes, toute la semaine.

La même équipe tient l’accueil, les cabines et le ménage du soir. Vous serez massé par la personne que vous avez eue au téléphone, ou par sa collègue de la cabine d’à côté.

Anaïs Massage, hammam

Elle travaille surtout le dos et la nuque, en pression ferme. C’est elle qui tient le passage accompagné au hammam, savon noir et gant de crin, et elle prévient toujours avant de commencer que c’est vigoureux.

Lise Visage, gommages

Elle prépare les masques le matin, à l’argile et à l’eau de source, et jette ce qui n’a pas servi le soir. Elle pose beaucoup de questions au premier rendez-vous, puis très peu ensuite.

Camille Accueil, bains aux plantes

Elle décroche le téléphone, tient le planning et compose les infusions de bain selon ce que donne le jardin : foin et tilleul l’été, romarin et laurier le reste de l’année.

Draps de bain en lin pliés sur un banc de bois clair.

Venir une première fois.

Le plus simple est d’appeler et de dire ce que l’on cherche, même vaguement. Nous proposons souvent le bain seul pour commencer : deux heures suffisent à savoir si le lieu convient, et cela coûte le prix d’un déjeuner.

Horaires, adresse et réservation